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Vers des pierres rhônalpines homologuées IG d'ici 2018 ?

Isère le 09 mars 2017 - Laurent MARCHANDIAU - Isère

Vers des pierres rhônalpines homologuées IG d'ici 2018 ?
© Levaillant - La pierre d'Hauteville, l'une des premières à être travaillée de manière industrielle

Pour l'association Rhônapi, 2017 marque le début d'une démarche de longue haleine, afin d'obtenir l'appellation Indication géographique pour certaines pierres extraites de la région.

Deux ans après sa création, Rhônapi (Rhône-Alpes pierres naturelles) est à un tournant de sa jeune histoire. Fondée en juin 2015 à Montalieu-Vercieu afin de fédérer les acteurs de la filière de la pierre naturelle, l’association a tenu son assemblée générale le 28 février dernier à Crémieu. « Rhônapi compte actuellement 38 adhérents, répartis principalement sur l’Isère, l’Ain, l’Ardèche et le Rhône », précise, en préambule, le président Christian Laurent. Des territoires qui ont tous en commun un lien étroit avec l’essor des carrières. « Les premières carrières industrielles débutent réellement vers le XVIIe siècle, avec des sociétés majeures telles que Villebois (Isère), Hauteville (Ain), Champdor (Ain)… Elles alimentent en pierre les villes de Vienne, Lyon, Grenoble, voire Genève », explique Dominique Tritenne, membre de Rhônapi.
Un passé glorieux que l’association compte bien valoriser. « 2016 a été une année de démarrage. Il est essentiel que nous augmentions notre nombre d’adhérents car 38, c’est encore trop peu », note Christian Laurent. Pour se faire, Rhônapi a mis en place un nombre important d’actions concrètes afin d’apporter de la visibilité à une filière parfois méconnue, mais au savoir-faire certain. « Nous participons aux Journées de la Pierre, du 19 au 21 mai à Lyon, avec une journée technique consacrée à la restauration des ponts de pierre, le tout étayé de visites guidées de carrières, d’ateliers de taille et d’usine de fabrication d’outils. » Présent également au salon Rocalia, à Eurexpo-Lyon du 5 au 7 décembre, l’association mise surtout sur une action phare cette année : l’élaboration d’un dossier qui lui permettrait d’obtenir l’Indication géographique (IG) pour certaines pierres du bassin de carrières.

Une démarche de longue haleine

« L’IG permet de protéger un patrimoine national, de lutter contre les contrefaçons, de valoriser les pierres locales, nos procédés et nos savoir-faire, de rassurer les consommateurs… », souligne Christian Laurent. L’objectif ? Déposer un dossier complet d’ici la fin de l’année en vue de l’obtention de ce précieux label, déjà octroyé au Granit de Bretagne. « Toutes les pierres de nos bassins de carrières ne pourront pas être homologuées. Nous avons engagé une réflexion pour savoir quels types de pierre nous devions privilégier en premier, le cahier des charges pour l’appellation IG nous obligeant à ne pas mélanger les pierres calcaires du granit ou encore du gré, etc. » Et le président de l’association d’ajouter : « Nous allons probablement nous focaliser sur une IG pour les pierres calcaires, représentatives de notre histoire et de nos territoires. »
Rhônapi s’est déjà rapproché du Centre technique de matériaux naturels de construction (CTMNC), afin d’élaborer le cahier des charges. Dans un second temps, Rhônapi, l’association porteuse du projet, déposera le dossier fin 2017 auprès de l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) qui, après étude, délivrera ou non l’homologation.



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