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Saint-Chamond : 4 ans de restauration pour le lycée hôtelier

le - - Loire

Saint-Chamond : 4 ans de restauration pour le lycée hôtelier

Au cœur du chantier de restructuration de l'établissement d'enseignement spécialisé dans les métiers de l'alimentation et de la restauration, la vie des élèves suit son cours. Les travaux, qui ont démarré fin 2015, seront définitivement achevés à la rentrée scolaire 2019, faisant place à des bâtiments fonctionnels répondant aux normes en vigueur.

Niché sur une colline de verdure au sein de la commune de Saint-Chamond, le lycée professionnel hôtelier jouit d’un environnement calme et privilégié. Situé à proximité du centre nautique, dans un parc de cinq hectares, il est facilement accessible grâce à l’axe routier Saint-Etienne / Lyon. Il accueille 320 élèves en formation initiale et 24 stagiaires en formation continue, du niveau CAP au bac Pro, dans les métiers de la boulangerie, de la pâtisserie, de la cuisine et du service en restauration. Il possède également deux restaurants pédagogiques, dont un restaurant d’application dans l’ancien château de Prodon, où la clientèle extérieure peut venir déjeuner et dîner. Des soirées sont également organisées.
Construit dans les années 1970, sans réelle amélioration depuis, le lycée nécessitait une restructuration partielle afin d’améliorer la fonctionnalité et la mise aux normes des installations. Maitre d’ouvrage des opérations, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a mandaté la SEDL – Société d’équipement et de développement de la Loire –, le cabinet d’architectes grenoblois Chabal étant pour sa part chargé de la maîtrise d’œuvre. « Les travaux devaient au départ concerner les ateliers pédagogiques, l’internat et une partie de l’administration. Mais un diagnostic amiante plus approfondi a élargi les interventions aux zones qui nécessitaient une remise en état, notamment le CDI et l’ensemble de l’administration. Il a aussi prévu une extension neuve du bâtiment existant de l’accueil, ainsi que d’autres constructions pouvant accueillir des salles polyvalentes et la demi-pension. Le programme a finalement abouti à la restructuration de certains bâtiments et à la création de nouvelles surfaces », explique Enri Chabal, l’architecte dont le cabinet affiche de nombreuses références dans la réalisation d’établissements scolaires.

Un chantier de longue haleine

Restructuration, extension, désamiantage, reconstruction d’un lycée professionnel dans des bungalows et gestion d’un site occupé rendent ce projet long et complexe. Il a en effet fallu recréer un lycée provisoire dans des structures modulaires, équipées de mobilier entièrement neuf, pour accueillir les cuisines pédagogiques et le self. Quant à l’administration, elle a été déplacée dans le château. Seul l’internat n’a pas pu rester sur le site et les pensionnaires ont été placés dans d’autres établissements des environs. Chambres et sanitaires flambant neufs de 180 places seront terminés à la rentrée 2017.
La deuxième phase du chantier prévoit l’emménagement de l’internat et des nouveaux locaux pédagogiques. Les préfabriqués seront alors utilisés pour les salles d’enseignement général pendant leur réhabilitation. L’externat sera également rénové pendant ce temps, notamment pour des travaux d’isolation intérieur.
Les travaux sont aujourd’hui à mi-chemin, et le chantier devrait s’achever définitivement à la rentrée 2019.

Confort et efficacité

À l’issue de ce chantier colossal, les élèves intégreront un nouveau lycée contemporain, sobre et fonctionnel. « L’architecture donne lieu à un support facile d’entretien et de fonctionnement pour les utilisateurs avec un confort généralisé : lumineux, acoustique et thermique. Une lumière naturelle pénètre dans les bâtiments, la réverbération acoustique est limitée, tandis que les températures restent fraîches l’été et homogènes l’hiver », précise Enri Chabal.
Tout en étant robustes, les matériaux affichent des qualités esthétiques. Dans les locaux pédagogiques, qui exigent une hygiène rigoureuse et un entretien permanent, le sol est recouvert de carrelage. Une recherche colorimétrique a permis de définir des couleurs chaudes et vivantes liées aux métiers enseignés dans le lycée et de créer des ambiances évoquant la cuisine, la pâtisserie et la boulangerie.
L’ossature de certains bâtiments est en bois, les menuiseries sont en aluminium et PVC, un matériau imputrescible et lavable. Le chauffage au gaz utilise des corps de chauffe en plafond ou muraux. L’isolation, pratiquement inexistante à l’époque de la construction du lycée, est réalisée à l’intérieur pour les locaux pédagogiques et à l’extérieur pour les bâtiments neufs. Enfin, l’étanchéité de la toiture est entièrement refaite.
Si l’intervention en site occupé impose une séparation hermétique entre les deux zones, celle des travaux et celle des élèves, l’implantation du lycée sur un site en pente génère aussi des difficultés supplémentaires. Les entreprises doivent aménager l’environnement en l’adaptant aux normes en vigueur. Du bon sens et de l’organisation sont alors nécessaires : « Cela demande du temps et du travail. Il faut gérer la pente avec des cheminements. À cet effet, des promenades et des jardins ont été créés, permettant l’accès à l’ensemble de l’établissement aux personnes à mobilité réduite. Toutes les surfaces extérieures seront accessibles aux handicapés et, à l’intérieur, des ascenseurs seront installés. »
Les travaux avancent sans perturber la vie des lycéens. L’établissement fonctionne normalement. Thierry Brochet, le proviseur adjoint, se réjouit de ce projet qui valorise la filière professionnelle : « Cette grosse réhabilitation était essentielle car les métiers évoluent, les contraintes d’hygiène et de sécurité aussi. Le lycée recrute largement autour de son bassin de vie. Il pourrait peut-être augmenter sa carte de formation… Mais cela dépendra de la Région. »

Le chantier en chiffres

27 M € : financement total de la Région
18 M € HT : budget des travaux
23 corps d’états séparés
30 entreprises des départements de la Loire, de la Drôme, du Rhône et de l’Isère

9 662 m2 : surface totale du chantier
7 804 m2 : surface existante
1 833 m2 : surface créée
117 m2 : surface créée par changement de destination
92 m2 : surface supprimée

350 élèves
180 internes





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