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Métropole de Lyon : budget rigoureux sous haute surveillance

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Métropole de Lyon : budget rigoureux sous haute surveillance

Comme pour la Ville de Lyon, il y a quelques semaines, Richard Brumm présente les grandes lignes d'un budget primitif 2016 placé sous le sceau de la maîtrise des dépenses de fonctionnement et du maintien des investissements.

 

« Dans un contexte économique défavorable et sous la menace de la réforme de la dotation globale de fonctionnement, la Métropole résiste bien à la crise », constate Richard Brumm. Mais pour maintenir les équilibres, le vice-président aux finances de la Métropole de Lyon devra faire preuve d’imagination. Les contraintes budgétaires ne lui laissent d’autre choix que de conduire une « politique rigoureuse de gestion » pour réduire les dépenses, politique emballée dans la formule « chantier marge de manœuvre » (CMM), tout en maintenant un niveau d’investissement fort.

Comme pour le budget primitif de la Ville de Lyon, la Métropole anticipe l’impact de la réforme de la DGF et des baisses des dotations de l’Etat qui devrait se traduire, en 2016, par un manque à gagner de 65 M€. Sur la mandature, il représente 175 M€. « Il faudra mettre en oeuvre des mesures CMM permettant une réduction supplémentaire de la dépense de fonctionnement d’environ 35 M€ par an », conclut le grand argentier de la Métropole. Gérard Collomb ayant promis de ne pas toucher à la fiscalité, Richard Brumm n’a d’autre solution que la maîtrise des dépenses de fonctionnement qui s’élèvent à 2,31 Md€.

Les quelques bonnes surprises fiscales, comme les rentrées liées aux droits de mutation (+ 20 %), à 249 M€, ne suffiront pas à compenser les hausses automatiques des dépenses de personnel. Et l’annonce par le gouvernement de la revalorisation de 1,2 % des salaires des fonctionnaires va compliquer la tâche du vice-président aux finances. « Nous maintenons le blocage de la masse salariale. Si des hausses interviennent, notamment en raison du glissement vieillissement technicité (GVT), il faudra faire des économies ailleurs », notamment dans les charges générales, proposées à 299,5 M€ (- 2,1 % par rapport à 2015). 

Serrer les boulons ne veut pas dire cesser les investissements. Richard Brumm confirme que, avec un autofinancement brut de 195,2 M€ (209,6 M€ en 2015), la Métropole continuera à financer des projets. Elle en a les moyens. L’encours de dette, au 1er janvier 2016, s'élevait à 2,13 Md€, avec un taux moyen de 3,25 %, soit une durée résiduelle de 13 ans et 5 mois. Seule ombre au tableau : les fameux emprunts toxiques négociés par le conseil général du Rhône (lire l'encadré). Le programme pluriannuel d’investissement  représente une enveloppe de 3,52 Md€, répartis entre 1,2 M€ pour des projets dans les communes, autant pour les grands équipements d’agglomération, et 1 Md€ pour les opérations d’entretien du patrimoine. Quelques exemples illustrent ce volontarisme, à l’image des subventions accordées, au chapitre économique, à la Cité internationale de la gastronomie (1 M€), au projet Supergrid (2 M€), au soutien aux pôles de compétitivité (1,8 M€) ou encore au biodistrict de Gerland (2,7 M€). Richard Brumm relève aussi la requalification du cours Emile Zola à Villeurbanne (18,8 M€), les travaux de voiries à Marcy-l’Etoile (6,9 M€) et l’aménagement de la Zac du Triangle à Saint-Priest (3,4 M€). Ces budgets seront-ils tous consommés ? Il faudra attendre la fin de l’exercice puisque que le budget primitif n’est rien d’autre qu’un acte d’autorisation de dépenser.

 

 

 

Emprunts toxiques


Cadeau empoisonné de l’ancien Département du Rhône, les emprunts structurés, plus communément appelés toxiques, pèsent lourd sur la charge de la dette. S’ils ne représentent que 9 % de l’endettement à long terme, certains taux, dont les 25 % qui frappent une enveloppe de 80 M€, donnent le vertige. La Métropole a lancé des procédures pour annuler ces emprunts en arguant du défaut de conseil. Mais la décision n’interviendra qu’en 2017, voire 2019 si, comme c’est probable, la partie adverse interjette en appel.  La Métropole pourrait sortir plus vite de ce guêpier si la transaction, actuellement en négociation, aboutissait. « Elle ne se fera pas à n’importe quel prix, précise Richard Brumm qui reste discret sur le dossier. Quand on transige, on n’en parle pas en place publique. »

 

 





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