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Les notaires de l'Ain confirment la bonne tenue du marché de l'immobilier

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Les notaires de l'Ain confirment la bonne tenue du marché de l'immobilier
© Jean-Marc Perrat - Le programme immobilier de la Conciergerie tire les prix vers le haut à hauteur de 4 000 EUR/m2

Le département n'en reste pas moins le champion de la diversité entre ses bassins de vie, dont les locomotives sont le Pays-de-Gex et la Côtière de Lyon.

La présentation de l'évolution d'une année sur l'autre du marché de l'immobilier est généralement le moment de parler de « prix de vente médian ». Attention à ne pas confondre avec le prix moyen ! Pas simple en vérité d'éviter le croche-patte. « Le prix médian ne prend pas en compte les extrêmes basses et hautes, explique Me François Darmet, président de la Chambre départementale des Notaires de l'Ain, à l'occasion du rendez-vous annuel. On se situe jusqu'à 50 % en dessus et 50 % en dessous de la moyenne… » Pas simple en effet.

Toujours est-il que cet examen de santé annuel permet d'y voir plus clair. Surtout que l'Ain est loin d'être un département homogène. Difficile de comparer le Pays-de-Gex aux portes de Genève, refuge de milliers de travailleurs frontaliers ayant toujours un œil sur la valeur franc suisse, avec la Haute Bresse ou la Grande Dombes…

Les notaires de l'Ain détaillent successivement les marchés des appartements anciens, des maisons anciennes, des terrains à bâtir et des appartements neufs. Dans la première catégorie, les prix au m2 ont évolué globalement de 1 % sur un an. Le prix médian s'affichait à l'été 2017 à 1 770 €/m2. Selon la localisation, ces mêmes prix ont varié. La Plaine de l'Ain, la Côtière et le Bugey Sud, dont la ville centre est Belley, affichent une baisse d'environ 2 %. Elle tombe à -15 % à Bellegarde-sous-Valserine, pourtant aux portes du Pays-de-Gex. En revanche, au nord et à l'ouest du département, la hausse est de 5 % en Haute-Bresse et Grande Dombes. Quant à Bourg-en-Bresse, les professionnels ont constaté une progression (2,5 %) des prix intra-muros (1 380 €/m2) mais une baisse en périphérie. Sur cinq et dix ans, les voyants restent au rouge (-9,7 % et -16 %). La queue du peloton départemental est occupée par Oyonnax (1 150 €/m2), où la vacance des logements anciens est importante. À l'opposé, le Pays-de-Gex enregistre un joli +4 % et affiche des tarifs qui laissent songeur. « Pour un T3, il faut compter une moyenne de 3 660 €/m2 et jusqu'à 3 800 € pour un T4 », précise Me Caroline Grosjean, notaire à Gex. Divonne-les-Bains grimpe à 4 790 €/m2, Ferney-Voltaire et Gex sont dans la moyenne. On se loge moins cher dans l'ancien à Saint-Genis-Pouilly (2 730 €).

Divonne plus cher que Cannes

Le marché des maisons anciennes a quant à lui faiblement progressé (+0,1 %). « Le prix de vente médian est de 190 000 €, équivalent à celui de l'an passé, souligne Me Darmet. Il est de 237 500 € pour les maisons les plus vendues (6 pièces et plus) contre 119 000 € pour les 3 pièces et moins ». Là encore, l'Ain se distingue par son hétérogénéité : « Le Pays de Gex est un secteur à part, où le prix médian dépasse 500 000 € (-2 %) jusqu'à 802 000 € à Divonne. En Grande Dombes, il est de 191 600 € et de 240 000 € à Bellegarde. Sur un an, les prix sont en baisse dans les secteurs les plus abordables : de 148 000 € en Haute-Bresse à 189 600 € en périphérie de Bourg. Le secteur Bugey Sud se distingue avec une hausse de prix de 6 %, tout en conservant des niveaux assez bas (135 900 € pour un T3) ». Le bassin leader dans la maison ancienne est celui de la Côtière et de la Plaine de l'Ain (+4,3 %). Pour des 5/6 pièces, il faut compter 284 000 € à Miribel, 277 000 € à Montluel, 239 000 € à Trévoux et 225 000 € à Meximieux. Bourg-en-Bresse, qui représente peu de ventes, perd 4,1 % (160 000 € pour 99 m2) et sa périphérie 2,5 % (189 600 €), malgré la très bonne tenue de la commune de Saint-Denis-les-Bourg. Le bassin oyonnaxien ferme la marche (152 000 € et 147 000 € pour la ville).

Le marché des terrains à bâtir a progressé de 6,7 % avec un prix de vente médian de 78 300 €. À l'inverse, la superficie des parcelles ne cesse de diminuer, passant de 1 000 m2 à 700 m2 en dix ans. Les terrains de moins de 600 m2 ont le vent en poupe. « Ce phénomène, concomitant à la hausse des prix de vente, entraîne une forte hausse du prix au m2 : de 71 € en 2007 à 110 € cette année, soit +55 % en dix ans. La diversité s'exprime encore une fois de belle manière. Sur la Côtière/Plaine de l'Ain, le m2 s'affiche à 192 €. Il grimpe à 367 € dans le Pays-de-Gex, puis retombe à 104 € en Grande-Dombes avant de chuter à 42 € dans le Bugey-Sud ».

Enfin, le marché du neuf est en grande partie capté par le Pays-de-Gex (72 % et 4 840 €/m2 pour un T3) devant la Côtière (3 180 €/m2). Bonne nouvelle pour Bourg-en-Bresse, « les promoteurs reviennent » selon Me Lamberet. Les prix burgiens vont de 2 800 € à 4 000 €. Des chiffres bien éloignés de ceux de Divonne-les-Bains : 6 000 €/m2. « C'est ainsi… Un 5 pièces à Cannes correspond à un 4 pièces à Divonne ! », conclut le président de la Chambre.




Charlotte ROBERT
Journaliste

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