Fermer la publicité

Le contournement de la RD 500 revient à l'affiche

le - - Loire

Le contournement de la RD 500 revient à l'affiche
DR

Le projet de déviation occupe à nouveau le devant de la scène avec la reprise complète des études de faisabilité. L'aide de la Région annoncée en début d'année a permis au Département d'énoncer les premières modalités.

Le projet suscite attentes et débats depuis une quarantaine d’années. Perçu par certains comme l’Arlésienne de la vallée de l’Echapre, d’autres l’attendent, telle Sœur Anne qui ne voit toujours rien venir. Le sujet cristallise les réactions, les postures politiques se dégagent, énoncées à mots couverts. De quoi s’agit-il ? Du contournement de la portion du boulevard Fayol, à Firminy, incluse entre le rondpoint de Gaffard et celui de la zone des Prairies, qui vise à libérer les riverains d’un flux de 12 000 véhicules par jour. Le projet envisagé jusqu’alors ayant été invalidé (voir encadré), il faut repartir de zéro. L’aide mise sur la table par la Région en janvier 2017 pour sortir du statu quo a permis de bouger les lignes.
Repartant de l’ancien tracé, des études juridiques et techniques vont déterminer la faisabilité ou non d’un boulevard urbain à une fois une voie sur le terrain. Une conception qui ne serait plus rectiligne, afin de contenir les prises de vitesse. « Le volet juridique devrait durer 4 à 5 mois, explique Alain Laurendon, vice-président du Département en charge de la voirie et des transports. Mais en ce qui concerne les études techniques, compte tenu des réglementations et des contraintes importantes, des mesures compensatoires seront nécessaires. Le temps d’instruction n’est pas connu ». Car le tracé repose sur une zone humide qui comporte des aléas miniers. Ses risques et ses enjeux seront validés en 2018 avec la promulgation du plan de prévention des risques miniers (PPRM) de la Vallée de l’Ondaine, qui rentre dans sa dernière année de consolidation. En tout état cause, Jean-Jacques Charroin, adjoint à la mairie de Firminy estime lui « à cinq ans minimum la phase des études et des enquêtes publiques ».

Vers un climat apaisé ?

Accorder deux communes au bord du déchirement, deux associations de riverains dont les intérêts divergent, les usagers et les acteurs économiques qui empruntent au quotidien le boulevard aura nécessité l’intervention d’un cabinet spécialisé en matière de médiation et de concertation. Alain Laurendon confirme « la zone de conflit qui se situe sur des limites communales », et relève que la circulation boulevard Fayol est complexe aux heures de pointe et lors des sorties scolaires, bien qu’il y ait pire situation. « On a laissé s’installer un hyper, Leclerc, qui génère du trafic sans penser aux accès ». Au Chambon-Feugerolles, pour le maire Jean-François Barnier, « les chiffres avancés sur le trafic du boulevard sont farfelus ». Pourtant, un courrier du 20 février 2011, émanant du conseil général de la Loire, stipule que l’ensemble des comptages réalisés par l’association appelouse et les techniciens du Département concordent… L’association des riverains appelous reste confiante et satisfaite du démarrage des études. Quand à Vivre en Ondaine, l’association chambonnaire qui a fait invalider le précédent projet, elle n’a pas souhaité répondre à l’invitation du Département, le 7 avril dernier, et se dit sous-informée. De là à penser que tout est arrangé, il n’y a qu’un pas.

Histoire d’une invalidation administrative

Le projet de déviation, dont le tracé a été défini vers les années 2008 – 2009, a été porté devant les tribunaux par l’association chambonnaire Vivre en Ondaine. Elle a obtenu gain de cause sur les deux DUP (Déclaration d’utilité publique), dont celle au titre de la loi sur l’eau. La première fois sur une erreur commise par le commissaire enquêteur, qui a omis de répondre dans son rapport aux questions soulevées par l’association. La seconde fois sur la base de l’Art. 3 du code de l’urbanisme, qui prévoit une concertation préalable aux projets d’envergure. Il s’avère que lors du cycle préparatoire, une seule réunion départementale a été organisée. Ce défaut de concertation entre les services de l’Etat et les différents intervenants a été par ailleurs largement mis en exergue dans le rapport rendu dernièrement par le médiateur mandaté par le Département.




Charlotte ROBERT
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Journal du Bâtiment

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide