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Disparition : Michel Garde nous a quittés

Ain le 23 mars 2017 - Jean-Marc PERRAT - Actualités

Disparition : Michel Garde nous a quittés
© Fédération BTP Ain

Lundi 6 mars, l'ancien président du groupe Floriot et de la Fédération du BTP de l'Ain s'est éteint à l'âge de 74 ans.

Au moment d’annoncer la triste nouvelle, Franck Perraud, président de la Fédération de l’Ain du bâtiment et des travaux publics, a eu du mal à cacher son trouble. Pour lui comme pour nombre de professionnels et d’élus, la disparition de Michel Garde, l’un des plus grands chefs d’entreprise de ces trente dernières années dans l’Ain, a provoqué un vrai choc.
Le nom de Michel Garde restera associé à celui de l’entreprise dont il avait repris les commandes le 6 mai 1987. Michel Floriot, le père fondateur, venait de mourir, laissant ses équipes dans le plus profond désarroi. « À l’époque, il fallait oser ! » se souvient Jean-Marc Bailly, président de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Ain, très proche jusqu’au bout de Michel Garde, dont il était l’un des plus fidèles directeurs généraux. « Nous étions six autres cadres décidés à l’accompagner dans cette belle aventure : Gérard Jacquet, Michel Brunet, Jean-Louis Gallard, Régis Tabouret, Daniel Lozes et moi. Michel était le seul à venir du monde de la finance. C’est naturellement qu’il est devenu président du groupe. »

« Un grand chef d’entreprise »

Ému, Jean-Marc Bailly poursuit : « J’ai beaucoup de chagrin… Je lui dois tout. C’était un meneur d’hommes. Il avait l’art d’expliquer les comptes d’exploitation en disant ‘une entreprise, c’est comme un ménage !’ Et tout le monde comprenait… Profondément humain, il était proche de ses collaborateurs. Michel nous faisait confiance et savait déléguer, nous motiver. Je me souviens qu’il nous répétait : ‘Faites tourner la boutique, moi je m’occupe du reste !’ Nous sommes tous effondrés… »
Michel Garde a présidé Floriot jusqu’en 2007, sans jamais s’écarter d’une ligne managériale qui lui était propre selon Jean-Marc Bailly : « Il était humain sans être paternaliste. La formation des jeunes était une de ses priorités. J’ai passé 30 ans à ses côtés, son humour va me manquer… En plus, il était Stéphanois, comme moi. C’est rare de rencontrer quelqu’un faisant à ce point l’unanimité. Brillant juge du tribunal de commerce de Bourg, il a contribué à sauver de nombreuses entreprises. Il a été à la tête de la Caisse des congés de Mâcon, de la médecine du travail, président de la fédération de l’Ain du BTP de 1990 à 1999. Son dernier coup de maître chez Floriot est d’avoir su choisir le bon repreneur en la personne de Thierry Gloriès (TGL Group). » Ce dernier, dans un communiqué, qualifie « d’événement marquant » la disparition de Michel Garde : «  Sa volonté était de faire perdurer la valeur forte qu’est la passion d’entreprendre et de ne pas céder la belle entreprise Floriot à un groupe national ».



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