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Didier Lenoir : « Lenoir Métallerie est le fruit de 120 ans d'histoire »

Rhône le 23 février 2017 - Séverine RENARD - Rhône

Didier Lenoir : « Lenoir Métallerie est le fruit de 120 ans d'histoire »
© Lenoir Métallerie

En alliant une longue expertise du travail de l'acier, de l'aluminium et du verre, une parfaite maîtrise du cycle de production et une bonne compréhension des enjeux actuels de performance énergétique, Lenoir Métallerie a su se rendre incontournable. L'entreprise villeurbannaise, présidée par Didier Lenoir, intervient sur tous les chantiers d'immobilier tertiaire qui comptent en région lyonnaise.

Racontez-nous l’histoire de Lenoir Métallerie ?

L’entreprise a été créée en 1894 par mon arrière-grand-père Marius Lenoir. C’était une petite serrurerie de quartier, située rue de Sèze, qui s’adressait à une clientèle de particuliers. Je suis la quatrième génération à avoir repris les rênes. Lenoir est le produit d’une histoire. L’histoire d’une entreprise qui a su évoluer et s’adapter aux demandes du secteur en intégrant le travail de nouveaux matériaux et en se tournant vers de nouveaux marchés : les ouvrages en acier, l’agencement de magasins, le résidentiel collectif, les menuiseries aluminium, le verre, les bâtiments tertiaires… Aujourd’hui, Lenoir Métallerie est le fruit de cette riche histoire. Notre force est de marier des savoir-faire traditionnels aux nouveaux matériaux et aux innovations technologiques.

Qu’est-ce qui fait de Lenoir l’une des métalleries régionales les plus reconnues ?

Nous disposons d’un outil industriel intégré. Nous avons ainsi une parfaite maîtrise de l’ensemble du cycle de production : nous concevons, nous fabriquons et nous installons. Nous avons aussi une palette complète de savoir-faire avec la serrurerie, la menuiserie, la tôlerie, la miroiterie, l’enveloppe. Notre double culture acier/aluminium est recherchée, car assez rare. Nous pouvons travailler sur des éléments de structure, d’agencement-décoration, de sécurisation des biens et de protection des personnes, de façade, d’optimisation énergétique… Nous sommes un multispécialiste et entendons bien continuer à l’être. Ce champ très large d’ouvrages nous oblige à avoir 3 600 composants différents en stock. Nous nous positionnons sur des segments à forte valeur ajoutée, où le geste architectural comme la performance énergétique imposent des compétences pointues. Les lots sur lesquels nous intervenons représentent 30 % du coût de la construction.

Quels sont les grands pôles de l’entreprise ?

Nous avons un bureau d’études de 15 personnes qui nous permet de proposer une aide à la conception aux architectes et maîtres d’ouvrage pour les solutions techniques. Ce bureau d’études réalise tous les calculs de structure, les calculs thermiques d’un projet. Ensuite, les plans sont envoyés aux ateliers de fabrication qui emploient 40 personnes. À la métallerie, des opérateurs machines gèrent la découpe et le façonnage, puis des monteurs assemblent les éléments par soudure pour fabriquer un escalier, une rampe, un portail. Nous sommes aussi équipés d’une guillotine, d’une presse-plieuse et d’une poinçonneuse. À l’atelier de traitement de surface, il y a trois grandes étapes : la préparation avec le grenaillage, la protection contre la corrosion avec l’époxy zinc et la peinture de finition. Pour les menuiseries aluminium, nous avons une tronçonneuse double tête ou encore un banc d’usinage pour concevoir des portes, des fenêtres, des verrières… Nos 4 camions-grues assurent la livraison et, pour la pose, nous avons 25 personnes sur les chantiers.

Pouvez-vous citer quelques chantiers emblématiques récents ?

Pour la Faculté catholique, installée dans les anciennes prisons Saint-Paul, nous avons réalisé le mur rideau et le cadre façade, les menuiseries aluminium et acier à rupture de pont thermique, les escaliers, les garde-corps, la ferronnerie d'art… Pour le Parc OL, à Décines, nous sommes intervenus sur l’intégralité des façades, soit 11 000 m2 de surface vitrées, et sur 250 ensembles de portes aluminium et acier. Actuellement, nous sommes sur le chantier de la Grande Halle Gerland de Gecina ou encore le bâtiment de RTE du promoteur Icade sur la ZAC des Girondins. Nous réalisons 80 % de notre chiffre d’affaires dans l’immobilier tertiaire, principalement dans la région lyonnaise. Il y a deux ans, nous avons fait l’acquisition de Schont. Cette entreprise de Colombier-Saugnieu, qui emploie 25 personnes, est notre filiale spécialisée dans le résidentiel collectif.

Les ressources humaines sont-elles une des composantes essentielles de l’entreprise ?

Oui, je crois beaucoup en une entreprise humaniste avec une âme et des salariés motivés. Sur ce volet RH, la formation est un aspect important. Dans nos métiers, la qualification la plus élevée est un Bac professionnel. Un niveau trop faible quand les projets nous confrontent régulièrement à des problématiques d’ingénieurs. À tous les échelons, nous sommes dans une optique de transmission des savoir-faire. Toujours sur l’emploi, nous sommes partie prenante du dispositif « Zéro chômeur de longue durée », expérimenté dans le quartier Saint-Jean. L’objectif étant de rapprocher les entreprises du secteur et les chômeurs en finançant les emplois par les allocations versées aux demandeurs d’emploi.

À l’avenir, quels sont vos axes de développement ?

Nous voulons nous positionner de plus en plus sur des macro-lots au niveau de l’enveloppe des bâtiments. Nous sommes ainsi l’interlocuteur unique et le garant sur une offre globale, où nous pouvons créer de vraies synergies. Nous avons également un projet d’extension d’ici trois ans sur une réserve foncière proche. Nous voudrions développer une zone de stockage et surtout une zone de montage car nous souhaitons privilégier la préfabrication. Plus globalement, nous restons très attentifs aux nouvelles réglementations, à l’évolution des pratiques, aux apports du numérique comme le BIM ou l’impression 3D.

Vous venez également de créer une nouvelle marque ?

Nous avons lancé l’Atelier Lenoir 1894. Cette entité formalise un développement vers la serrurerie fine qui date de 2-3 ans. En direction des enseignes de luxe, de l’hôtellerie, du résidentiel haut de gamme, nous proposons des services d’agencement-décoration avec des matériaux plus nobles, comme l’inox et le laiton, et des finitions très poussées. Nous avons par exemple réalisé les façades des boutiques Hermès, à Cannes et Marseille, et Tag Heuer à Paris.

Lenoir Métallerie

6 000 m2 d’ateliers couverts à Villeurbanne
(Un outil de production intégré, avec un atelier de métallerie, un atelier de tôlerie, un atelier de menuiseries aluminium et un atelier de traitement de surfaces)

90 salariés
(40 personnes dans les ateliers, 25 personnes sur les chantiers et 25 personnes au bureau d’études et aux services administratifs)

18 M€ de chiffre d’affaires en 2016

Des références prestigieuses
(le siège d’Apicil à Vaise, les Archives départementales à Lyon, le CNRS à Villeurbanne, l'Institut de biologie structurale à Grenoble, le Parc OL…)





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