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Coup de jeune pour la Tour Perret

le - - Isère

Coup de jeune pour la Tour Perret
© Elisabeth Laverdant - Du haut de ses 95 mètres, la Tour Perret est l'un des emblèmes de Grenoble

93 ans au compteur et beaucoup de rides… À compter de 2018, la Tour Perret va subir un lifting complet.

C’est le point de repère des Grenoblois dans le parc Paul-Mistral. Construite en 1924 par Auguste et Gustave Perret, la tour éponyme est le seul vestige de l’exposition internationale de la Houille Blanche et du Tourisme de 1925. Aujourd’hui, elle souffre. L’humidité s’étant infiltrée, les tiges de métal rouillent et font éclater le béton.  Et le 23 novembre, la ville de Grenoble a dit oui à sa réhabilitation.
La rénovation de la Tour Perret faisait partie des engagements de campagne de la liste d’Éric Piolle, lors des municipales. Si, à l’extérieur, il y a beaucoup de travail, l’intérieur a été davantage préservé. Malgré tout, les ascenseurs ne sont plus en état de marche. Ils devraient être remis en service au cours des travaux. « Sur le plan de la structure elle-même, la tour n’est pas en mauvais état. Elle ne risque pas de s’écrouler demain. Mais il y a sans doute des recherches à faire sur le plan de la sismologie. C’est surtout un travail de remise en état de la façade », explique Martine Jullian, conseillère municipale déléguée au patrimoine historique et à la mémoire.

8 M€ de travaux

Pas facile néanmoins de réhabiliter une vieille dame presque centenaire. Les méthodes de restauration des bétons sont assez peu maîtrisées, le matériau étant trop récent. La marche à suivre a été déterminée par un groupe de travail rassemblant plusieurs experts : architectes des monuments historiques, historiens et universitaires. Et le choix s’est porté sur une restauration à l’identique de ce bâtiment qui n’a pas connu de réelle rénovation depuis 1952. L’objectif étant de conserver l’authenticité de l’édifice.
Cependant, les premiers travaux ne devraient pas commencer avant 2018. «Un comité d’experts s’est réuni aux alentours de fin janvier pour travailler sur le sujet. À présent, on enclenche les premières études techniques et les recherches de financement », précise Martine Jullian. Sur ce dernier point, elle cherche d’autres sources aux côtés de la Ville de Grenoble, qui bien sûr prendra sa part : « Il s’agit d’un monument historique donc l’État participe, le Département aussi. Le reste demeure à la charge de Grenoble. Il s’agit de trouver, à la fois par le mécénat et par une souscription populaire, des financements qui permettront à la Ville de diminuer sa charge financière », commente la conseillère municipale. Pour un coût des travaux estimé à 8 M€, les subventions de l’État et du Département représentent actuellement 4,38 M€.
La fin des travaux est prévue pour 2021. La tour, fermée au public en 1960, pourrait alors rouvrir ses portes. C’est en tout cas l’un des objectifs du chantier.





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