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Auvergne Rhône-Alpes La nouvelle région passée au crible

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Auvergne Rhône-Alpes La nouvelle région passée au crible

Depuis le début de l'année, Auvergne et Rhône-Alpes ne font plus qu'une. Unies par la loi du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, elles ont laissé place à une super région, Auvergne Rhône-Alpes. Mais qui sont ces nouveaux "promis" qui viennent renforcer une corbeille de mariée déjà bien dotée ? Quelle est la force de ces quatre départements auvergnats ? Pendant tout l'été, le Tout Lyon Affiches adoptera un prisme auvergnat pour dessiner une nouvelle cartographie de ses atours. A commencer par une vision "institutionnelle" de la région.

 

Position stratégique au cœur de l'Europe adossée à un couloir rhodanien incontournable, desservie par des axes routiers, aéroportuaire ou ferroviaire de premier ordre, première région de montagne d'Europe, première région française pour son volume d'emplois industriels, seconde région par sa population, troisième région la plus jeune, quatrième région la moins touchée par la pauvreté… la nouvelle entité cumule les bons points, se hissant généralement en tête des classements.

Mais les résultats du bon élève ne doivent pas masquer les disparités régionales. La moitié de l'emploi est regroupé sur quatre bassins, avec une croissance à l'est de la région tandis qu'un net ralentissement s'observe dans les zones d'emploi des Alpes et du Massif central. Ces différences se retrouvent aussi en matière de ressources. Si le revenu médian (20 300 € en 2012) est supérieur de 500 € à la moyenne française, il reste très variable, allant de 19 00 € dans l'aire urbaine de Saint-Etienne, qui compte une part importante d'ouvriers et d'employés, à plus de 30 000 € dans l’agglomération d'Annemasse.

Autant de défis à relever pour le nouvel exécutif de cette région aux compétences renforcées, tout en s'appuyant sur des structures intercommunales, incontournables, ancrées dans chaque territoire. En 2015, 270 communautés de communes couvraient les espaces les plus ruraux de la région. Souvent petites et peu peuplées, elles sont aujourd'hui engagées dans un processus de fusion, obligatoire ou volontaire, parfois interdépartementale. A l'opposé, les agglomérations se fédèrent (22 communautés d'agglomération en 2015), dont les métropoles lyonnaises et grenobloises sont aujourd'hui le fer de lance et dont l'attractivité peut parfois faire de l'ombre à la région elle-même.
Délicat exercice que de préserver les équilibres tout en construisant une identité forte pour une région unique de plus de 7 millions d’habitants – dont on se sait pas encore comment ils vont s'appeler.

 

 

Aura, Ara… ou Auvergne Rhône-Alpes ?

Depuis le 23 juin dernier, la super région s'appelle officiellement Auvergne-Rhône-Alpes. Ce nom « incarne la géographie et la tradition. Il affiche les trois territoires principaux de la nouvelle grande Région avec toute la force du sillon alpin, la locomotive du fleuve Rhône et l’Auvergne», défendait Laurent Wauquiez, président de la Région, a l'issu du vote à l'unanimité des élus.
Avant de soumettre ce nom, la région avait donné la parole aux lycées et aux habitants, recueillant près de 30 000 contributions. Si Auvergne-Rhône-Alpes et Rhône-Alpes-Auvergne arrivaient en tête des votes (trois quarts des participants), d'autres propositions ont émergé comme Centrealpes, Rhovergne, Auvralpes ou Monts de France.
Mais attention le président de la région se refuse à adopter et "à utiliser un acronyme désincarné". Exit donc, officiellement, les "Aura" ou "Ara". Le processus du choix du nom de la nouvelle Région se terminera avant le 1er octobre 2016 par la validation du nom de la région par le Conseil d’Etat.

 





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