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Arthur Brac de la Perrière : « Il est important de préparer l'avenir »

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Arthur Brac de la Perrière : « Il est important de préparer l'avenir »
© Cédric Jacquemont

Pour le président du syndicat des peintres de la CAPEB du Rhône, il est impératif de préparer des actions constructives pour faire face aux enjeux complexes de la profession. Ce Lyonnais, qui a succédé à Stéphane Imbo, entend mettre les échanges et l'innovation au cœur du projet.

Présentez-vous en quelques mots ?

Je suis arrivé dans le bâtiment à la suite d'une reconversion professionnelle. J’avais envie d’entreprendre, ce qui m’a emmené progressivement vers l’artisanat, puis spécifiquement vers les métiers du plâtre, de l’isolation et de la peinture. Des professions manuelles, où l’humain occupe une place centrale, mais aussi des professions d'avenir aux enjeux multiples. C'était en 2009. C’est par l'entremise d'un artisan de la CAPEB que j’ai pu rencontrer celui qui m’a embauché. L’année suivante, je reprenais JMT Peinture avec mon associé Loïc Tezier, que nous avons rebaptisée Metiista. De quatre salariés, l'entreprise est aujourd’hui passée à 25.

Avez-vous le sentiment d'avoir fait le bon choix ?

Si c’était à refaire, je le referai, tout en ayant conscience que le quotidien n'est pas un long fleuve tranquille. Je ne connaissais pas le monde du Bâtiment et il s'est révélé très attachant. Mais il y a aussi beaucoup de pièges, d’où le besoin d’être bien accompagné, de ne pas être seul. À la CAPEB, j’ai trouvé de l’aide, des conseils, des appuis. Elle est devenue une famille professionnelle.

Pourquoi avoir adhéré à la CAPEB en premier lieu ?

Quand j'ai réfléchi à reprendre une entreprise, j’ai décidé de me former et me suis naturellement dirigé vers la CAPEB. Au-delà du vrai rapport affectif que j'entretiens avec d’autres adhérents, je n’oublie pas qu'ils m’ont aussi aidé à démarrer. Et deux ans après avoir repris, j'ai décidé de m'investir davantage en intégrant le syndicat des peintres, qui représente un peu plus de 300 adhérents et regroupe lui-même plusieurs professions : soliers-moquettistes, peintres, plaquistes, vitriers... Il y règne une incroyable richesse et une grande diversité, une forte attache aux savoir-faire, tout ceci réuni autour d'un dénominateur commun : nos métiers.

Vous en êtes désormais le président. Quelles sont vos priorités d’action ?

Plusieurs thèmes me tiennent à cœur. J'aimerais d'abord faire venir de nouveaux jeunes administrateurs parmi les adhérents : mon objectif, c'est de rallier deux ou trois artisans au comité d'administration cette année. Il est important de préparer l’avenir. Il faut aussi que l’on soit attractif en tant que syndicat et, pour cela, mettre en place des actions où les jeunes entrepreneurs se retrouvent. Le slogan de la CAPEB n'est-il pas « Plus forts ensemble » ? Il faut aussi davantage sensibiliser la maîtrise d’ouvrage sur les enjeux de concurrence déloyale : on a besoin d’expliquer comment on fonctionne, quelles sont nos forces, pourquoi recruter et former la main-d’œuvre locale. Enfin, il nous faut sortir par le haut, partager des idées, des innovations, des services... La CAPEB peut jouer un rôle en mutualisant les moyens via des groupements d’achat par exemple. Des initiatives existent déjà, chez les plombiers notamment, et l'on pourrait s’en inspirer. Mais il est encore trop tôt pour en parler...

Quelle place pour la rénovation énergétique des bâtiments ?

En tant qu'éco-artisan et membre du programme DORéMI, c'est évidemment l’une des choses qui me motivent le plus car il s'agit d'un véritable sujet d'avenir ! Au syndicat, nous encourageons les échanges : l’année dernière, le fabricant d'un produit isolant performant, naturel et produit par une coopérative agricole, est venu répondre à nos questions ; nous avons informé les adhérents sur DORéMI, etc.

Informer, tel est le devoir d'un syndicat selon vous ?

Pas seulement. Nous relayons bien sûr les informations relatives aux évolutions de la fiscalité, des normes thermiques... Mais la première raison d’adhérer à la CAPEB, c’est pour utiliser ses services. Nous avons besoin de nous appuyer sur les ressources professionnelles de la Capeb que l’on n'a pas les moyens d’avoir en interne dans nos entreprises. La CAPEB, je la sollicite chaque semaine, et je n’imagine pas m'en passer.





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