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3 questions à Gilles Chatras, 3e vice-président de la Capeb Auvergne-Rhône-Alpes

le 09 octobre 2017 - Propos recueillis par Séverine Renard - Actualités

3 questions à Gilles Chatras,  3e vice-président de la Capeb Auvergne-Rhône-Alpes

Maître artisan plâtrier-peintre-décorateur dans le Puy-de-Dôme, Gilles Chatras vient d'être élu vice-président de la Capeb Auvergne-Rhône-Alpes. Son engagement syndical pour la défense de l'artisanat remonte à plus de 25 ans et s'inscrit dans une tradition familiale.

Présentez-nous votre parcours professionnel et votre engagement à la Capeb ?

J'ai obtenu mon CAP plâtrerie-peinture en 1977 et j'ai rejoint l'entreprise familiale Chatras, créée en 1959 et basée à Cébazat (63). J'ai repris les rênes en 1991, en même temps que j'adhérais à la Capeb pour poursuivre l'engagement de mon père. Un peu comme Obélix, on peut dire que je suis tombé dedans quand j'étais petit... J'ai toujours entendu parler de la défense de l'artisanat. Ma formation de deux ans à l'École des cadres m'a beaucoup apporté, notamment un éclairage sur les questions économiques, politiques et sociales. Je me suis senti mieux armé et plus motivé pour m'investir dans la défense des artisans et gravir les échelons au sein de la Capeb. Depuis 2013, je suis président de la Capeb Puy-de-Dôme et, depuis 2016, je suis également président du FAFCEA (Fonds d'assurance formation des chefs d'entreprises artisanales).

Quelles sont les actions que vous jugez prioritaires ?

Nous allons mener un travail de lobbying pour rectifier le tir concernant quelques mesures qui ne vont pas dans le bon sens. Je pense au Crédit d'impôt pour la transition énergétique, qui ne permettra plus aux ménages, en 2018, de financer le changement de portes, fenêtres et volets. Je pense également aux nouvelles conditions d'application du crédit à taux zéro et de la loi Pinel. Ces deux dispositifs seront accessibles uniquement dans les zones dites « tendues ». Ces mesures vont nous toucher directement et auront un impact négatif sur notre activité.

Le prochain gros chantier que nous suivrons avec attention porte sur la réforme de la formation professionnelle. Nous voulons que les cotisations de nos entreprises servent à financer la formation dans nos métiers. Nous ne voulons pas être ponctionnés et voir notre argent utilisé ailleurs. Nous souhaitons aussi que les modalités d'application du Compte personnel de formation, qui sera ouvert aux travailleurs indépendants au 1er janvier 2018, soient précisées. Et, bien sûr, nous serons attentifs à la prochaine Loi de Finances, notamment sur le taux de TVA réduit dans le bâtiment.

Pour votre profession de plâtrier-peintre, avez-vous des attentes particulières ?

Les agences de l'Eau accordent des subventions pour aider à l'acquisition de stations de lavage pour les outils de peinture. Mais le traitement des dossiers de subventions traîne parfois un peu en longueur : nous suivons donc de près cette question. Je sensibilise aussi la profession à bien suivre toutes les formations et habilitations nécessaires au bon exercice de nos métiers. Il me semble également important d'alerter mes collègues sur le phénomène du BIM, afin qu'ils ne soient pas en retard. Dans très peu de temps, la maquette numérique sera incontournable et il faudra maîtriser cet outil pour ne pas devenir de simples sous-traitants mais bien garder la main sur nos chantiers.





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